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Risques accrus de complication, selon la Fondation des maladies du coeur

Gaston Berthelot Photo: gracieuseté

Risques accrus de complication, selon la Fondation des maladies du coeur

25 mai 2020

Un paramédic de Saint-Omer demande à son employeur une continuité de salaire parce qu’il craint que sa maladie coronarienne entraîne des complications sévères s’il contracte la Covid-19.

 

            De son côté, la Fondation des maladies du cœur note, en effet, un risque plus élevé chez ce type de patients.  L’organisme s’applique d’ailleurs à sensibiliser la population à consulter dès l’apparition de symptômes respiratoires, pour éviter des dommages irréversibles au cœur ou au cerveau.

 

            Paramédic pour Service Secours Baie-des-Chaleurs, Gaston Berthelot a cessé le travail le 26 mars.  Atteint d’arthérosclérose, l’ambulancier de 60 ans demande à son employeur de pallier au refus de son assureur.  S’il ne veut pas commenter le cas de ce travailleur de la santé spécifiquement, le porte-parole de la Fondation des maladies du cœur et chirurgien cardiaque au CHUM, dr Nicolas Noiseux confirme que le risque de développer des complications de la Covid-19 est plus grand chez ceux qui souffrent d’une maladie coronarienne :

            Selon ce qui est observé depuis 2 mois, les patients atteints de maladie cardiovasculaire courent plus de risque de devoir recourir à l’assistance respiratoire s’ils contractent le coronavirus :

             Athlète émérite de course longue distance, le paramédic de Saint-Omer soutient que de pousser son corps lors d’ultratrails n’est pas contre-indiqué.  Le médecin/ porte-parole de la Fondation des maladies du cœur conseille aux patients d’être connus pour faire des blocages au niveau des artères de faire du sport, en autant que l’entraînement soit adapté :

            Dans le cas où la maladie est sous contrôle et que le patient est stable, le risque de complications de la Covid-19 reste entier chez cette clientèle :

            Comptant 34 années d’expérience, Gaston Berthelot propose à son employeur de l’autoriser à travailler mais en support à la formation auprès de ses collègues, le temps que la pandémie soit derrière.  Son syndicat l’appuie.  La FTQ demande que l’OBNL offre une continuité de salaire comme d’autres paramédics auraient obtenu ailleurs au Québec.  Service Secours Baie-des-Chaleurs ne souhaite pas commenter publiquement le cas de son employé.

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