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Pêche aux coques: des comités locaux seraient la clé pour aboutir à des réouvertures

Banc coquillier de Carleton Photo: Mario Cyr

Pêche aux coques: des comités locaux seraient la clé pour aboutir à des réouvertures

5 mai 2020

Les perspectives d’ouvrir la pêche aux coques semblent meilleures à Carleton et Bonaventure qu’ailleurs dans la Baie-des-Chaleurs.

 

            Les démarches devront se faire de façon locale, indique Michel Chouinard, spécialiste des écosystèmes marins.  Chacun possède des caractéristiques qui lui sont propres et ces comités locaux, propose-t-il, seraient une preuve de sérieux et de consensus. 

 

            Teinté d’une lourde bureaucratie, le dossier est géré par les ministères fédéraux des Pêches et de l’Environnement, par l’Agence canadienne d’inspection des aliments et par le MAPAQ.  Alors que des raisons de santé publique expliquent aussi le statu quo, le conseiller en environnement concède que cela fait beaucoup de fonctionnaires à convaincre :

            Michel Chouinard recommande que des comités locaux se forment pour prendre en charge rigoureusement, site par site, le suivi bactériologique :

            Certains bancs coquilliers auraient plus de chance d’ouvrir que d’autres, souligne l’expert. 

2 sites coquilliers apparaissent au radar.  À Bonaventure, le gouvernement fédéral avait, en 2007, permis la réouverture du site pour le refermer aussitôt, alors qu’une diminution de la ressource avait été observée.  Pour Michel Chouinard, ce site est bien documenté et en répartissant mieux la cueillette, la pression sur la ressource serait moins forte.  Le banc de coques au pied du terrain de golf de Carleton affiche aussi un bon potentiel :

            À l’opposé, l’ouverture des sites à Paspébiac, Maria et Caplan serait plus compliquée. 

L’utilisation de créosote sur le mur de soutènement de la route 132 à Maria pose problème.  Photo: Mario Cyr

À Caplan, l’absence de système de filtration des eaux usées nuit à la réouverture et à Paspébiac, le port tout près serait un frein :

            Pour les sites de New Richmond et Escuminac, une réévaluation serait indiquée avec la diminution des activités papetières, selon Michel Chouinard. 

Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, s’est adressé au ministre québécois des Pêcheries pour qu’il commande des analyses bactériologiques. 

En Gaspésie, il n’est permis de pêcher les coques qu’à Miguasha, Port-Daniel et Douglastown. 

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