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Élections fédérales: Yves-François Blanchet veut faire respecter la souveraineté environnementale

Photo: La Presse Canadienne

Élections fédérales: Yves-François Blanchet veut faire respecter la souveraineté environnementale

13 septembre 2019

SAINT−ROCH−DE−L’ACHIGAN, Qc — C’est devant un champ de soya que le chef du Bloc québécois, Yves−François Blanchet, est venu dénoncer le pouvoir du fédéral d’implanter certains types d’infrastructures interprovinciales sans égard aux lois et règlements du Québec, vendredi matin.

Le champ en question est celui−là même où les citoyens se sont vigoureusement opposés avec succès à la construction d’un aéroport privé à Saint−Roch−de−l’Achigan, dans Lanaudière. C’est le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, qui a finalement décidé à la fin du mois d’août de ne pas donner son aval au projet à la suite de la mobilisation de la population locale et de ses élus.

Le Bloc québécois avait déposé durant le dernier mandat le projet de loi C−392 visant à obliger le gouvernement canadien à respecter ce qu’il appelle «la souveraineté environnementale» du Québec, projet de loi qui est mort au feuilleton devant l’opposition des libéraux et des conservateurs. Malgré tout, le chef bloquiste demande aux autres chefs de parti de s’engager à respecter ladite souveraineté environnementale du Québec.

Un tel engagement serait étonnant des libéraux, qui ont obtenu de la Cour d’appel de la Colombie−Britannique en mai dernier un jugement confirmant la juridiction fédérale sur le pipeline Trans Mountain, au grand dam de la province côtière, bien que les contestations judiciaires se poursuivent dans ce dossier. Les conservateurs, qui veulent implanter un corridor énergétique pour faire transiter le pétrole albertain à travers le pays, ne sont pas susceptibles d’être chauds à l’idée non plus.

Yves−François Blanchet déplore que chaque projet qui relève de la compétence fédérale — qu’il s’agisse d’aéroports, de pipelines ou de tours cellulaires — doive nécessiter une forte mobilisation chaque fois pour être bloqué par des citoyens qui n’en veulent pas, et que de tels projets puissent être implantés sans égard aux lois et règlements québécois, notamment en matière d’aménagement du territoire, particulièrement en zone agricole.

Pierre Saint−Arnaud, La Presse canadienne

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