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À la recherche de solutions innovantes

today26 janvier 2023

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Le déclin des stocks d’appâts traditionnels pour la pêche commerciale du homard pousse des industriels et des scientifiques à explorer de nouvelles avenues.

 

Des chercheurs étudient la possibilité d’utiliser les microalgues comme appâts pour les homards.  À première vue, l’idée peut sembler saugrenue; pourtant, les microalgues sont utilisées dans les biocarburants, l’alimentation et certains médicaments. 

 

Mais sous la forme de « gâteaux-appâts », peuvent-elles être assez alléchantes pour le homard?  Voilà ce qu’essaie de déterminer l’équipe de recherche en physiologie, aquaculture et conservation du Biodôme, et, plus particulièrement la chercheure et conseillère scientifique pour le Biodôme Nathalie Rose Le François, qui travaille actuellement à trouver la « recette » la plus alléchante pour le crustacé avec les microalgues fournies par une entreprise montréalaise.  Encore en phase expérimentale, l’équipe effectue des tests avec les composantes olfactives des microalgues pour berner le homard :

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En laboratoire, les chercheurs simulent les conditions de pêche et ont opté pour deux approches visant à comparer le niveau d’activités des homards devant différentes sources de nourriture, explique Nathalie Rose Le François.  Pour la première approche, dite « en couloir », les appâts sont placés à l’extrémité de l’espace restreint et on observe les déplacements actifs du crustacé.  Pour la seconde, du maquereau ou des microalgues sont offerts librement au sujet dans son bassin quelques jours, puis les deux lui sont proposés.

 

Le maquereau génère déjà plus d’engouement de la part des homards au cours des tests jusqu’à présent, sans surprise.  Toutefois, le crustacé ne lève pas le nez sur les microalgues.  Une fois les études en laboratoire plus avancées, elle aimerait réaliser des essais en mer d’ici les deux prochaines années.  Elle souligne avoir recruté un pêcheur de Mingan, sur la Côte-Nord, dans ce but, mais qu’elle aimerait aussi élargir la zone de tests à d’autres régions.  Le projet de recherche est majoritairement financé à même la Fondation Espace pour la vie.

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Collaboration CFIM

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