Informations régionales

Une bouteille lancée du Titanic analysée par l'UQAR

Une bouteille lancée du Titanic analysée par l'UQAR

6 mai 2021

Une équipe de l’UQAR s’intéresse à une lettre provenant d’une bouteille qui aurait été lancée à la mer la veille du naufrage du Titanic.

 

La missive est datée du 13 avril 1912.  Selon l’UQAR, la bouteille encore scellée a été découverte sur une plage de Hopewell Rocks en juin 2016 par une famille.  Elle contenait ce message écrit en lettres attachées: Je jette cette bouteille à la mer au milieu de l’Atlantique.  Nous devons arriver à New York dans quelques jours.  Si quelqu’un la trouve, prévenez la famille Lefebvre à Liévin.  Et c’est signé : Mathilde Lefebvre.

 

 

 

Originaire de Liévin dans le Pas-de-Calais, Mathilde Lefebvre était âgée d’un peu moins de 13 ans quand elle a pris place à bord avec sa mère Marie Daumont et trois de ses frères et sœurs.  Ils étaient des passagers de troisième classe.  Elle allait rejoindre son père Franck Lefebvre, qui avait quitté la France en 1910 avec 4 autres de ses enfants pour tenter sa chance en Amérique.  Le naufrage du Titanic dans la nuit du 14 au 15 avril 1912 a emporté Mathilde et sa famille avec quelque 1500 passagers et membres d’équipage.

 

Depuis que les Bellila-Cherfouh de Dieppe au Nouveau-Brunswick ont fait la découverte de la bouteille et de son message, l’équipe multidisciplinaire de l’UQAR a fait plusieurs analyses.  Au point du vue historique, elle pourrait être le premier artefact du Titanic à se retrouver sur les côtes américaines.  L’engouement qu’elle a suscité a aussi été étudié; les découvreurs ont été rencontrés par les chercheurs ainsi que des membres de la famille Lefebvre. 

 

Analyse de l'encre par spectroscopie Raman Photo: Nicolas Beaudry

 

Au point de vue archéologique, la composition de l’objet a été analysée en laboratoire où des datations par radio carbone du bouchon de papier et de liège ont été obtenues. Au point de vue scientifique, un grand travail a été entrepris sur les courants océaniques et les vents.

 

Un inconnu persiste.  L’écriture de la jeune fille diffère sensiblement de ce qui était enseigné en France à cette époque.  Le professeur et historien Maxime Gohier interpelle le public : «Si jamais, par un extraordinaire hasard, quelqu’un possédait un manuscrit de Mathilde, par exemple un cahier d’école, nous l’invitons à communiquer avec nous.» 

Retour

PARTAGER