Informations régionales

Le c.a. du CISSS craint aussi la levée des barrages

Le c.a. du CISSS craint aussi la levée des barrages

15 mai 2020

Au tour des administrateurs du CISSS de la Gaspésie de s’opposer à la levée des barrages entre la région et les grands centres.

 

            Dans une résolution adoptée en séance extraordinaire jeudi après-midi, le conseil d’administration soutient que la situation est très préoccupante dans le grand Montréal et qu’habituellement, 75 % des touristes proviennent des régions fortement touchées par la Covid-19.

 

            Les administrateurs du CISSS de la Gaspésie plaident donc pour le maintien d’un contrôle routier à La Pocatière pour au moins 2 semaines alors que tous les barrages policiers doivent être levés lundi.  Par contre, ils suggèrent de lever ceux de Sainte-Flavie et de Les Méchins, donc entre la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent.

 

            Le conseil d’administration fait valoir que le maintien d’un contrôle routier permettrait d’évaluer régionalement les conséquences de la réouverture des écoles, des garderies, de certains commerces et d’entreprises.  Ces établissements ont rouvert lundi et le c.a. soutient que les effets de la réouverture ne sont pas encore perceptibles.

 

            Le conseil d’administration de l’établissement joint ainsi sa voix au Directeur régional de la Santé publique, Yv Bonnier-Viger et à celle de plusieurs élus.

 

            Les administrateurs soulignent que le CISSS est restreint en matière de lits d’hospitalisation et en matière de ressources humaines dans un contexte de pénurie de main d’œuvre. 

 

            De plus, un délai supplémentaire de 2 semaines permettra, selon le conseil d’administration, de documenter la reprise des activités dans des secteurs stratégiques de l’économie régionale, comme le domaine de la transformation des produits marins.

 

            Ce matin, la direction de la Santé publique du Bas-Saint-Laurent, qui a fait des démarches conjointes avec celle de la Gaspésie, a affirmé n’avoir aucune indication d’un possible changement d’orientation du gouvernement du Québec.

 

Retour

PARTAGER