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Inquiétude du MPO face aux effets de la pêche au sébaste sur d'autres espèces

Inquiétude du MPO face aux effets de la pêche au sébaste sur d'autres espèces

4 janvier 2021

            Des biologistes s’inquiètent des prises accidentelles d’une pêche commerciale au sébaste.

 

            La branche scientifique de Pêches et Océans prévoit que 73% de la cohorte 2011 de sébastes dont la biomasse est estimée à 4,3 millions de tonnes dans le golfe, atteindra une taille de plus de 25 centimètres en 2021. La biologiste à l’Institut Maurice-Lamontagne, Caroline Senay, s’inquiète notamment des captures accessoires (ou accidentelles) qu’une pêche commerciale au sébaste engendreraient sur d’autres espèces de poissons de fond, comme la morue, le flétan ou la merluche. En 2019, les prises accessoires représentaient 9% des débarquements de l’évaluation de stocks, alors qu’un Total Autorisé de Captures (TAC) dans une pêche commerciale au sébaste pourrait s’élever à plus de 50 mille tonnes :

 

            D’autre part, Merinov dévoilait au Rendez-vous sur les pêches, avant les Fêtes, les résultats d’une mise à jour sur l’expertise et l’optimisation des captures du sébaste qui est sous moratoire depuis 1994, à bord d’un chalut semi-pélagique. Le biologiste Damien Grelon y expliquait qu’un filet surélevé à quelques mètres du fond marin, muni d’un panneau d’ouverture, qui lui effleure le fond, affiche la meilleure performance en réduisant le taux de prises accessoires à seulement 1% tout en limitant les impacts sur l’écosystème :

 

            Le comité consultatif sur le sébaste réunira cet hiver l’industrie et la gestion du MPO pour discuter de l’ouverture d’une pêche commerciale du sébaste.

 

Collaboration CFIM

 

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