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Des gens de la Gaspésie chez l'oncle Sam

Photo: Priscilla Doiron

Des gens de la Gaspésie chez l'oncle Sam

3 novembre 2020

Plusieurs Gaspésiens et Gaspésiennes d’origine qui demeurent aux États-Unis vivent de l’intérieur les présentes élections américaines.

 

De Bonaventure, Philippe Poirier se trouve à Philadelphie, ville résolument démocrate de la Pennsylvanie qui, elle, tend, ce matin, à tomber dans le panier des républicains grâce aux régions rurales de l’état où le président Trump a récolté de forts appuis.  Philadelphie a été l’hôte d’une série de protestations à la suite de la mort de George Floyd et a vu les protestations reprendre récemment, lorsque Walter Wallace a été tué par la police.  Les autorités de la ville étaient sur les dents hier, la garde nationale ayant, d’ailleurs, été déployée.

Philippe Poirier souhaite que le dépouillement de tous les votes ne tarde pas trop; une particularité en Pennsylvanie, c’est qu’elle peut accepter les bulletins envoyés par la poste jusqu’à vendredi :

 

Comme un peu partout au pays, les opinions sont très polarisées :

 

De New Richmond, Mathieu Babin habite la banlieue de Chicago en Illinois. Celui-ci en est à sa deuxième élection avec le droit de vote en poche.  Il a remarqué, ces derniers jours, que les habitants de son quartier se sont rués dans les boutiques d’armes à feu :

 

Il s’inquiète aussi de l’après-vote et des contestations qui pourraient venir des deux clans :

 

Les tensions raciales inquiètent aussi en Floride.

 

Installée sur la côte ouest de cet état, Priscilla Doiron de Chandler est en particulier préoccupée par l’issue de l’élection, alors que le président sortant attise les tensions, lui qui a invité ses partisans d’extrême droite, lors du premier débat contre Biden à se tenir prêts :

 

Remportée par les républicains hier, la Floride est un état pivot fortement polarisé.  Priscilla Doiron a observé que les démocrates étaient plus discrets pendant la campagne :

 

Tous ne vivent pas les présidentielles de la même façon non plus.  Transportons-nous à Foxborough où demeure Sara Leblanc de Nouvelle. 

 

Parce qu’elle est sur le point de revenir au Canada et un peu par lassitude devant les sondeurs qui avaient pris pour acquis la victoire des démocrates en 2016, et dont plusieurs donnaient encore une nette avance à Biden jusqu’à hier, Sara Leblanc admet avoir été moins rivée à son téléviseur cette fois-ci :

 

Elle remarque néanmoins que les tensions dans l’état du Massachusetts étaient moins vives chez elle pendant la campagne. D’ailleurs, tous les comtés ont été remportés par Joe Biden hier soir. 

 

Selon son expérience, les partisans des deux clans réussissent, généralement, à se parler, mais elle observe aussi que les républicains s’affichent beaucoup plus :

Les Américains attendent toujours, ce matin, un résultat clair des élections présidentielles.

 

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