Informations régionales

Décès d'un mécanicien à Nouvelle: La CNESST répète de bien planifier les travaux en zone dangereuse

Décès d'un mécanicien à Nouvelle: La CNESST répète de bien planifier les travaux en zone dangereuse

20 février 2020

            La CNESST dévoile aujourd’hui les conclusions de son enquête sur le décès d’un mécanicien chez Produits Forestiers Temrex de Nouvelle, en juillet.

 

            Le jour de l’accident dans le garage de l'usine, Martin Boudreau-Labillois se positionne entre les fourches sous sa partie mobile pour réparer une fuite d’huile hydraulique sur le grappin combiné d’une chargeuse,

 

 

Martin Boudreau-Labillois a perdu la vie lorsqu'il a été heurté par une partie mobile du grappin qui est retombée, alors qu'il se trouvait en-dessous Photo: gracieuseté CNESST

 

Simulation de l'accident :

http://www.centredoc.cnesst.gouv.qc.ca/pdf/Enquete/ad004251.mp4

 

 

            En déconnectant un boyau hydraulique, une perte de pression se produit dans le circuit. Ceci entraîne la fermeture inopinée de la partie mobile du grappin et, comme le travailleur de 29 ans se trouve juste en-dessous, il est heurté à la tête.  Le coup sera mortel, comme l’explique Jean-François Synnott de la CNESST :

 

 

Jean-François Synnott, inspecteur de la Commission des normes, de l'équité, de la Santé et de la Sécurité au travail et chargé de l'enquête, a présenté les conclusions, jeudi matin, à Carleton. Photo: Mario Cyr

 

            Dans son rapport, la CNESST soutient que pour prévenir un tel accident, une planification des travaux doit être faite pour éviter d’avoir à travailler à l’intérieur d’une zone dangereuse.  Si des travaux doivent être effectués dans une zone dangereuse, une méthode de contrôle des énergies doit être appliquée pour éviter toute libération d’énergie intempestive.  De plus, cette méthode doit respecter les prescriptions du manufacturier et prendre en considération les sources électrique, pneumatique, hydraulique et gravitationnelle. Temrex a effectivement mis en place les correctifs nécessaires :

 

Entre 2014 et 2018, 54 décès ont été causés par un mauvais contrôle de l’énergie sur des machines mobiles.

Retour

PARTAGER